FoodtopsyEnglish

Sécurité alimentaire

Ce qui peut accompagner un aliment, jugé selon la quantité qu’on en mange, pas selon sa présence. La plupart des aliments courants sont très loin d’une limite. Voici ceux qu’il vaut la peine de connaître.

Bon à savoir

  • Le mercure du poisson

    Quels poissons surveiller

    À surveiller : thon blanc (germon) en conserve. Environ 210 g amènent un adulte moyen à la limite hebdomadaire, en comptant ce qu’il mange déjà (250 g si c’était la seule source). Tous les autres restent en dessous avec une portion par jour. Le plus proche, Moules, cuites, utilise environ 83 % de la marge qui reste.

    Sur la fiche de preuves, chaque aliment consommé seul, depuis zéro : Pour atteindre la limite de mercure, il faut environ 7 kg de sardines en conserve en une semaine, ou 91 g d'espadon (enquête de la FDA ; l'espadon n'est pas un de nos aliments examinés). La plupart des poissons qu'on mange vraiment restent loin sous la ligne.

  • L’arsenic du riz

    Aucun seuil sans risque connu

    Aucune dose d’arsenic inorganique n’est reconnue sans risque : il n’y a donc pas de limite en grammes à ne pas dépasser. Celui qui se démarque : Riz brun, cuit. Une portion quotidienne ajoute 52 à 260 %, selon ce qu’on en consomme déjà. Aussi : riz blanc, 40 à 200 %. 1 autre aliment noté se démarque de la même façon : Céréales de déjeuner (EFSA 2021, flocons de riz), 35 à 176 %. Les autres aliments et préparations notés ajoutent 37 % ou moins. Pour les autres aliments, tout leur arsenic est compté comme inorganique.

  • Le cadmium

    La dose, pas la présence

    À surveiller : Huîtres du Pacifique, crues. Environ 36 g amènent un adulte moyen à la limite hebdomadaire, en comptant ce qu’il mange déjà (120 g si c’était la seule source). Aussi : Huîtres en conserve, environ 36 g, avec le même calcul.

    Sur la fiche de preuves, chaque aliment consommé seul, depuis zéro : Environ 1,6 kg d’épinards crus par semaine, mangés seuls, atteignent la limite de cadmium ; environ 120 g d’huîtres du Pacifique suffisent, moins d’une portion.

  • L’acrylamide

    La cuisson compte

    La même pomme de terre, cuite au four, contient au moins quatre fois plus d'acrylamide que bouillie. Une rôtie bien grillée en contient environ 3,7 fois plus que la même tranche non grillée, dans l'échantillon de Santé Canada. Les frites de restaurant sont le seul aliment ici dont une seule portion peut ajouter plus qu'une journée entière d'un adulte moyen.

Tous les dangers suivis

142 au total

Regroupés selon la façon dont chacun est jugé ; chacun mène à tous les aliments examinés qui le contiennent.

Les données mesurées sur les dangers ne couvrent que les aliments révisés : 159 des 159 en portent au moins une.

1 842 aliments importés portent plutôt des valeurs par défaut de leur catégorie : des dangers signalés d’après leur groupe d’aliments, non mesurés pour l’aliment, montrés sur la page de chacun.

S’accumule avec le temps

Les agences fixent une quantité que l’on peut absorber chaque semaine, ou chaque jour, toute sa vie. Un aliment mesuré par rapport à elle montre les grammes qui l’atteignent.

La valeur de référence de l’agence pour chaque danger. La plupart sont fixées par kilogramme de poids corporel ; les grammes supposent un adulte de 70 kg.

Aucun seuil sans risque connu

Aucune dose n’est reconnue inoffensive : il n’y a donc pas de limite jusqu’où compter les grammes. Chaque aliment indique ce qu’une portion ajoute à l’apport d’un adulte moyen.

À côté de chacun, le point de référence de l’agence : une dose liée à un effet dans des études, chez l’humain ou chez l’animal. Ni une limite ni une quantité sûre. La plupart sont fixés par kilogramme de poids corporel.

Trop d’un seul coup

Un effet dès une grosse portion. Un aliment mesuré par rapport à la dose de l’agence montre les grammes qui l’atteignent en un seul repas.

La valeur de référence de l’agence pour chaque danger. La plupart sont fixées par kilogramme de poids corporel ; les grammes supposent un adulte de 70 kg.

Selon la façon de le préparer

Sans risque d’une façon, risqué d’une autre : cuire, faire tremper, bouillir ou congeler, selon la consigne de l’agence.

Un chiffre ici est la consigne de l’agence pour préparer l’aliment, par exemple une température de cuisson, pas une quantité que l’on mange.

Trop d’un nutriment

Pour un aliment mesuré par rapport à lui : les grammes qui atteignent l’apport maximal tolérable, consommés chaque jour.

La valeur de référence de l’agence pour chaque danger. La plupart sont fixées par kilogramme de poids corporel ; les grammes supposent un adulte de 70 kg.

Pour certaines personnes

Allergies, médicaments et problèmes de santé : un signalement pour les personnes que la source nomme, pas au-delà.

Un chiffre ici s’applique aux personnes que le danger concerne, pas à tout le monde.

Grossesse, bébés et jeunes enfants

Des conseils plus stricts des agences pour ces étapes de la vie. Ailleurs sur ce site, les chiffres en grammes comptent un adulte de 70 kg, sans ajustement pour la grossesse, les bébés ou les jeunes enfants ; les conseils d’ici sont ceux de l’agence pour eux.

Un chiffre ici s’applique aux personnes que le danger concerne, pas à tout le monde.

Contexte

Montré, non noté : pas de base de dose à un apport normal, une classification plutôt qu’un risque, ou seulement des limites légales.

Quand un chiffre figure ici, il donne l’échelle : aucun aliment de ce groupe n’est noté par rapport à lui.

Pas couverts, et pourquoi

Six sans page de danger ici.

  • Intolérance au lactose. Les pages d’aliments donnent le lactose quand les bases de données le listent, mais aucune page ne le note : une revue faite pour les National Institutes of Health américains (2010) a trouvé que la plupart des personnes intolérantes supportent jusqu’à environ 12 g d’un coup, les symptômes augmentant au-delà ; un seul seuil pour tous serait donc trompeur.
  • Sucres ajoutés. Les tables que nous lisons donnent les sucres totaux, et peu donnent les sucres ajoutés : le site ne peut donc pas encore distinguer le sucre ajouté à la fabrication de celui des fruits ou du lait.
  • Alcool. Aucun des aliments examinés n’est une boisson alcoolisée : il n’y a donc rien à noter.
  • Microplastiques. Aucune agence n’a fixé de chiffre d’apport auquel les comparer, et l’EFSA (2016) a jugé les données de toxicité trop minces pour évaluer le risque chez l’humain.
  • PFAS (« polluants éternels »). L’EFSA a fixé en 2020 une limite hebdomadaire pour quatre d’entre eux, mais nous n’avons pas encore chargé de mesures pour nos aliments : aucun aliment n’est donc noté.
  • Phytates. Mesurés pour quelques aliments (avoine, lentilles, pain) et montrés sur leurs pages, mais sans note : aucune agence ne fixe de limite d’apport pour eux. Leur effet le mieux connu est de réduire la part de zinc absorbée au même repas, ce dont l’EFSA tient compte pour fixer les besoins en zinc.

Le détail des études et les notes de source sont en anglais.